Barjac : Une louve retrouvée morte étranglée , l’association One Voice porte plainte

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16/03/2023

le corps d’une louve a été retrouvé au début de mois de mars 2023.

L’animal est décédé après avoir agonisé dans un collet. One Voice a décidé de porter plainte.

L’autopsie réalisée à Nîmes confirme que l’animal retrouvé mort à Barjac est bien une louve, selon la Préfecture du Gard.

L’association One Voice qui a révélé l’affaire a d’ores et déjà annoncé porter plainte.

L’association One Voice a révélé cette histoire.

Mardi 7 mars au matin, l’Office Français de la Biodiversité (OFB) a été contacté par la fédération des chasseurs du Gard pour un animal mort ressemblant à un loup retrouvé dans un piège, par un piégeur agréé, sur la commune de Barjac.

Des agents du service départemental du Gard de l’OFB se sont rendus sur les lieux.

Le corps de l’animal a été transporté jusqu’au laboratoire départemental d’analyses de Nîmes dans la même journée pour réaliser une autopsie et des prélèvements à des fins d’analyse génétique.

L’animal est une jeune femelle, et tous les éléments techniques relevés sur la dépouille orientent vers l’espèce Loup gris (Canis lupus).

Effectuée en présence des services de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) et de l’OFB, l’autopsie a révélé que la louve, pesant 23 kgs, se trouvait en mauvaise condition physique (cal osseux, poil cassant, pas de graisse sous-cutanée, ténia…)

Le loup étant un animal protégé, une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances et conditions de cette capture et de la mort de l’animal.

Des prélèvements d’organes ont été effectués pour analyse complémentaire, ainsi que des prélèvements ADN.

Ces derniers permettront de confirmer l’espèce ainsi que la population d’origine de cet animal.

Les résultats sont attendus dans plusieurs semaines.

Ce type d’observation d’un loup, sur une zone sans présence connue auparavant, est caractéristique du phénomène de dispersion propre à l’espèce, précise encore la Préfecture du Gard.

« Les jeunes individus, mâles ou femelles, quittent en effet leur meute de naissance pour coloniser de nouveaux territoires à l’automne ou au printemps.

Ces animaux disperseurs peuvent alors effectuer des déplacements de plusieurs centaines de kilomètres à la recherche d’un partenaire, ces déplacements les amenant à traverser des secteurs où l’espèce n’est pas installée »

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